28 novembre 2013

Voyage... En chemin, toujours !


Se trouver seul à nouveau. À la frontière de la nuit et du jour. Juste au milieu. Croiser des visages qui sont encore dans leurs rêves. Sentir l'espace, immense, libre, de toutes ces pensées suspendues sur le bord des oreillers.

Il est chanceux celui qui connait ces heures. Et ce n'est pas pour rien que tous les grands penseurs s'y sont retrouvés. C'est un temps où le mot silence retrouve enfin son écho. Le jour, chaque être humain diffuse sur les ondes tout ce qui le traverse. Ça serait un peu comme si toutes les radios diffusaient sur la même onde ! Bien sûr, ayant toujours vécus ainsi, nous arrivons tout de même à discerner quelques informations. Mais, quand vous avez la chance d'être éveillé quand tout, autour de vous, dort, vous mesurez la cacophonie qui vous accompagne en permanence. Et même si vous ne savez à quoi l'imputer, vous jouissez d'un espace étendu où les pensées sonnent claires, où les émotions s'étirent à l'infini, où les dragons de l'enfance surgissent à nouveau au coin d'un immeuble pour vous saluer d'un chaleureux sourire. O que c'est bon, non ?

Presque six mois sans nouvelles... L'Alexandre de 2005 me semble si loin. Changement d'être, changement de décor, changement d'amis. Passage ouvert où rien n'est écrit. Passage ouvert où les gens qui vous entourent ne vous connaissent pas et du coup, vous permettent de ne plus être un individu, mais juste une étincelle qui passe. A chaque instant autre, à chaque instant nouvelle. Et du coup, à chaque instant avec chaque instant.

Qui a dit que la gravité existe ? Qui a dit que le temps existe ? Et que nous vieillissons ? Et que la fatigue peut nous terrasser ? Que l'Amour se fane ? Qu'on peut se lasser ?

Pourquoi faut-il tout circonscrire ? Si ce n'est parce qu'on a peur. Peur de l'inconnu, peur de se perdre, peur de ne pas être à la hauteur.

Soyez plutôt à l'écoute de vous et ne vous endormez plus en répétant quelque chose que vous auriez entendu. Profitez de ce magnifique outils qu'est internet pour vérifier, pour aller là où votre cœur voudrait vous emmener. Et n'écoutez plus la voix de vos parents tenue de leurs parents : "Tout ça c'est dans ta tête. La réalité..." Qu'on le veuille ou non, tout est dans la tête ! Et la réalité n'existe pas ! Sinon ça ferait longtemps qu'on aurait fini de la découvrir.Hier, la limite était Dieu, vu par nos églises. Aujourd'hui, la limite est fixée par les lois physiques et mathématiques. Mais ce ne sont que des limites. Donner par des trouillards. Parce qu'il faut le dire. Même chez ceux que certains d'entre vous considèrent comme les nouveaux dieux : les scientifiques ! S'il y a un être vrai sur un million, c'est déjà énorme. Ils sont loin d'être tous des Einstein. Il suffit de les écouter comme s'ils étaient de simples mortels et vous mesurerez alors le haut degré de bêtise qui se cache sous cet ensemble. Il en est de même dans tous les domaines, évidemment. Et les pauvres scientifiques ne sont pas les seuls à être en majorité une caricature de ce que le monde souhaiterait qu'ils soient.

Pourquoi pensez-vous qu'à chaque génération, il se découvre des choses nouvelles. Parce que des êtres singuliers continuent d'inventer notre monde. Qu'ils créent des extensions. D'où viennent-elles ? De leurs pensées, de leurs rêves, de leurs croyances.

Mais l'orange aurait pu être une brique. Et la particule est bien devenue onde !? Alors...

Ne laissez pas les autres décider pour vous. Ne laissez pas le groupe vous faire mouton. Chaque geste de chaque créature est un acte créateur. Il peut, comme l'effet papillon de Edward Lorenz, bouleverser le monde. On a tendance à oublier que notre histoire a été écrite par les rêves d'individus qui ne les ont jamais quitté et qui ont eu l'exigence de tenir leur croyance coûte que coûte, dans chacun de leurs gestes, à chaque moment de leur vie.

Ces êtres, ça peut être chacun d'entre vous. Non, ça DEVRAIT être chacun d'entre nous ! Nous sommes tous constitués des mêmes matériaux. Que vous le veuillez ou non, c'est ainsi... Pour l'instant en tout cas ;).

A tout de suite.

 

20 juillet 2013

Réponse au message de Kriss M sur " La Fidélité"

wow… wow… wow… J'ai pas mal pensé à ton texte du jour et comme je ne suis pas expansive en public, je t'envoie ce message en privé parce que ce texte ne peut pas se contenter d'un "j'aime". D'autant que je n'ai pas tout aimé !

J'ai lu ta colère et je l'ai comprise et je suis même d'accord avec ton constat. Tout est en mouvement en ce moment et tout le monde est un peu perdu, certains plus que d'autres qui partent vers l'excès, l'extrême, l'inconsistance, surement pour se protéger d'une trop grande souffrance. C'est lâche mais c'est comme ça et c'est toute leur vie qui est comme ça pas que leurs relations amoureuses. Sans compter les défonces qui y sont pour beaucoup dans les comportements. Mais en revanche, je pense qu'il y a certaines notions de l'amour qui font partie d'un ancien monde et qu'il faut s'en défaire si l'on veut avancer sans pour autant perdre en substance et en profondeur. Au delà de la fidélité et de la notion de couple avec ses droits et ses devoirs, il y a l'amour. Sans amour, il n'y a rien de durable, que l'on reste ensemble ou que l'on se sépare, que l'on ait des enfants ou qu'on en ait pas.

L'amour peut se transformer avec le temps, comme tout le reste, il suffit juste qu'on ait choisi de continuer d'aimer. À un moment clé d'une vie, partir peut permettre de continuer d'aimer, d'une autre manière. Et c'est finalement ça qui est le plus important, continuer d'aimer sinon l'amour meurt. Continuer d'aimer même si l'on ne vit plus ensemble, continuer à faire vivre "la famille sacrée" même si elle est séparée physiquement. C'est un choix de vie qui dépasse la notion de fidélité et qui est au dessus de lois qu'il faudrait respecter d'après ce que tu écris à la fin de ton texte.

Il y a quelques temps j'ai lu un livre sublime de raoul vaneigem "de l'amour". Je te le conseille. Et ton texte m'a fait penser à une de ses phrases que j'ai toujours à portée des yeux

"Je ne me fais pas à l'idée qu'une force aussi irrésistible se délite, s'émiette, s'éparpille au vent terrible de l'indifférence. Sans doute ai-je trop souvent chaussé les gros sabots qui le piétinent. Quoiqu'il en soit, je n'ajouterais pas mes regrets au mur des lamentations dont le commun entoure le cimetière de ses amours défuntes. Il n'y a pas d'amours mortes, il n'y a que des coeurs résignés à n'en pas raviver la flamme. L'amour crée et se recrée, telle la vie. L'appréhension de la mort ne récolte que les cendres qu'elle a semées."

voilà, et là j'arrête parce que ça va être trop long et qu'il serait plus intéressant d'en discuter de vive voix !

je t'embrasse et te souhaite le moins de "colères" possibles !

Et encore merci pour tes réflexions partagées.

Kriss M

Réponse :

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Enfin presque... ;)

Il faut s'entendre sur ce que l'amour représente. Pour moi, l'ancien paradigme porte quelque chose de plus profond que le nouveau (même si son sens premier s'est perdu rapidement et qu'en en faisant une règle absolue, on l'a perverti au point de le rendre mortifère). Parce que l'amour, je parle ici d'amour courtois, de celui qu'on réserve à un être en particulier (ou à quelques, suivant nos coutumes et nos croyances ;)) n'est pas quelque chose qui nous tombe dessus. Quelque chose d'extérieur à nous. Je ne le crois pas. C'est juste une route possible vers l'amour de soi, le seul qui puisse nous rendre réellement amoureux. L'autre ne porte jamais de solution miracle, il n'a pas de pouvoir sinon celui qu'on lui octroie. Le couple, le partenariat qu'on établit devrait retrouver cette dimension responsable. Hors notre littérature, nos fictions théâtrales et filmées, nos légendes sont pleines de romances et de passions. Ce qui ouvre la porte à tous ceux qui n'ont pas le courage et la rigueur de mesurer ce qu'ils s'apprêtent à mettre en route. Quand cela ne concerne que deux personnes, je suis d'accord qu'il faut pouvoir faire ses expériences et que des histoires même complètement tordues ont leur raison d'être. Au pire, on s'enfonce un peu plus dans la bêtise. Au mieux, on avance sur le chemin de la compréhension de qui nous sommes et de ce que nous valons à nous-même. Idem quand la violence physique ou morale est au rendez-vous.

Mais quand il s'agit d'un foyer, avec des enfants qu'on a reconnu et qu'on accepte donc d'emmener à leur émancipation, la donne change. Et c'est une chance.

Personne n'aurait l'idée de ramener son enfant à l'Etat quelques années après en justifiant cet acte d'un : "je ne l'aime plus ! " et pourtant, l'enfant, on ne l'a pas choisi. Je parle ici de sa personnalité, de l'être qu'il devient. On est capable, en tant que parent, d'apprendre à l'aimer tel qu'il est !

C'est drôle tout de même. On en est capable à cet endroit et pas avec notre compagne ou notre compagnon, quelqu'un qu'on a choisi et assez aimé pour penser qu'on passerait sa vie avec lui ou elle ?!

C'est bien que l'amour n'est pas ce que l'on voudrait nous faire croire qu'il est. L'amour est à l'intérieur de soi et il ne tient qu'à nous de l'amplifier, de le sublimer, de le rendre nouveau chaque jour. Certes, c'est un travail, un réel travail, mais, pour ceux qui choisissent ce type de partenariat : la vie à deux, c'est un des plus capable de nous montrer combien l'amour est avant tout une histoire de soi à soi. Et ce n'est qu'ainsi que l'on peut espérer aimer les autres. Tous les autres. Comme soi-même. Sinon, on reste le jouet d'un roman écrit par d'autres, souvent ignares eux même de ce que l'amour peut être. Le problème étant que ceux qui le rencontrent réellement n'ont pas toutes ces fables délirantes à déverser sur le sujet et qu'au final, on ne les entend que si on choisit soi même de sortir un peu de cette danse débilitante qui nous coupe de nous même et de notre responsabilité d'être.

Bien sur, c'est facile de se poser en donneur de leçon. C'est vrai que tous n'ont pas la chance d'avoir un bassin de vie qui leur laisse petit à petit mettre au monde l'être singulier et unique que nous portons tous. Mais, du coup, n'avons-nous pas le devoir de faire partager ce temps et cet espace à ceux qui ont du mal à y accéder. Surtout, en tant qu'artiste, comme je sais que tu l'es ? Ne sont ce pas nos fables qui dessineront les rêves de ceux qui viendront après ? Si celles de nos ancêtres sont capables de nous faire croire que l'amour nous tombe dessus, mais que par contre, tous nous aimons nos enfants "comme la prunelle de nos yeux". Mdr ;))

Merci encore de ton message et de ce superbe extrait de "De L'Amour". Promis, si prochainement j'ouvre un livre, ce sera celui là.

Bisous.

Alexandre

19 juillet 2013

La Fidélité

Marcher sur la tête...

Je ne rencontre plus très souvent la colère et pourtant...

Pourtant, quand je regarde les êtres que j'aime et que, malgré moi, je deviens spectateur de ces déchirements, je me demande quand nous entamerons le réel travail qui nous attend.

Qu'est ce que l'amour ? Et comment en sommes-nous arrivés, tels des animaux, à nous perdre dans de stériles désirs capables de tant remuer la surface qu'il en devient impossible de distinguer le fond.

Croyez-vous que changer de partenaire puisse réellement changer ce que vous êtes ?! Croyez-vous que de baver sur l'homme ou la femme d'un autre, que vos mots pour leurs jolies formes, que vos désirs bestiaux nous mènent vers nous même, vers notre bonheur ? Ou pensez-vous que nous soyons irrémédiablement attachés à ce mode de rapports tout simplement parce que nos parents et grands-parents avant nous s'y sont vautrés ? Vous pensez que l'homme est fait ainsi ?! Dans son âme, dans son fondement ?! Cet être capable d'apprécier la beauté d'un coucher de soleil, de dessiner le monde à la pointe de ses mots à chaque instant ?! Et là, il n'a plus de pouvoir ?! Qu'il ne peut que subir ?! Que lui, le soit disant maitre deviendrait le jouet de ses émois ?! Et vous vous demandez encore pourquoi tout est si compliqué dans votre vie, dans votre tête quand vous n'êtes même pas capables d'avoir la rigueur de vous en tenir à vos propres choix ?!

J'ai honte ! Pour les enfants que vous avez vomis à cette terre et qui sont les jouets de vos infantilités ! Comme ces putains de barbie ! J'ai honte. De ce que vous présentez de nous ! Ne venez pas me dire : "je suis ton ami", "j'aime", "tu peux compter sur moi", vos mots n'ont pas de poids. Pas plus que les pubs qui vous martèlent le cerveau et que vous finissez par prendre pour argent comptant.

Vous êtes malheureux ? Perdus ? Et bien travaillez sur vous-même ! Cessez de fuir ! Vous êtes responsables ! De chaque mort, de chaque dérive, de ce monde qui va à vau-l'eau, de toutes les horreurs ! Vous vous trouvez des excuses ?? Mais vous n'êtes pas différents des pires d'entre nous ! Tous ont des excuses ! Rien n'est justifiable. Rien n'est bien ou mal. Mais tout est votre œuvre. La notre à tous. Et les rouages se voilent au départ par de minuscules grains de sables ! Vous pensez que certains devraient être en prison pour ce qu'ils ont commis. En quoi cet enfant battu ou déchiré dans son histoire est-il plus coupable que celui qui a promis de protéger sa famille et qui finalement s'en va. Tout ça, comprenez-vous, parce qu'il ne peut faire autrement... "L'amour, tu comprends..." Non, je ne comprends pas ! Je ne comprends pas qu'on laisse le choix à ceux là. On ne laisse pas un enfant de quatre ans seul faire la cuisine ?! Et bien, ici c'est pareil ! L'être qui se comporte comme cela n'est en rien adulte et encore moins Homme.

Arrêtez de fuir. Faites comme avec vos enfants. Fixez-vous des règles et respectez-les. Devenez des héros. Qu'est-ce qui vous en empêchent ? Soyez des héros et nos enfants voudront en être aussi. Et nous sortirons de ce cycle morbide et débilitant. Ne sommes-nous pas capables de mieux ?

Quand tu te sens perdre l'amour pour ton partenaire, c'est que tu n'en a pas pour toi. C'est tout. C'est sûr, c'est moins romantique...

Après, il existe des cas exceptionnels. Des endroits où l'on est en danger. Où le partenaire peut mettre la vie de l'autre ou des enfants en danger, c'est vrai. Mais, regardez-moi dans les yeux, combien d'entre vous détruisent leur œuvre pour de telles raisons ? La plupart font cela pour fuir, encore et encore, fuir. Si le corps de l'autre perd de son attrait, c'est à votre imagination, à votre courage, à votre force qu'il faut vous en prendre ! Pas à l'autre !

Bien sûr, le fait que j'ai eu à subir cela il y a à peine un an n'est certainement pas pour rien dans ma réaction. Bien sûr, votre silence, votre lâcheté, votre couardise dans telle occurrence n'est pas sans réveiller ma colère. Parce que assister à cela sans dire un mot, comme je pourrais le faire en cet instant est tout aussi criminel et montre combien on peut compter sur ce que vous nommez amitié.

Pauvres vous. Pauvres nous.

Oui, pauvres nous !

Ici, les préceptes que Bouddha a laissé pour nous, laïcs, et qu'il ne suffit qu'à nous d'appliquer pour que ce tissus d'âneries cesse et que s'entrouvre le chemin et toutes ses possibilités. Ces lois, pour ceux qui vacillent, sont à appliquer à la lettre. Alors seulement on peut entrer dans la vie en redressant l'échine et en étant capable de porter le monde que l'on souhaite, seul et donc tous.

RELATIONS ENTRE MARI ET FEMME :

L'amour qui doit les unir est considéré comme presque religieux ou sacré. Il est appelé "vie de famille sacrée". Maris et femmes doivent être fidèles, respectueux et dévoués, et certains devoirs les lient l'un à l'autre : le mari doit toujours honorer sa femme, il ne doit jamais lui manquer de respect, il doit l'aimer et être fidèle, il doit assurer sa protection et son confort, il doit lui faire plaisir en lui offrant des présents. L'épouse, de son côté, doit prendre soin des affaires du ménage, elle doit accueillir les invités, les amis les parents et les employés, elle doit aimer son mari et lui être fidèle, elle doit sauvegarder leurs biens, elle doit être habile et courageuse dans toutes ses activités.

Bien sûr, de nos jours les " places" n'ont pas grand sens. Nous sommes et maris et femmes, tour à tour. Mais qui ne respecte pas ces lois ne se respecte pas. Pour avoir passé de nombreuses années dans le déni de ce crédo, je peux vous l'affirmer.

 

11 juin 2013

Notre caverne de la création

Travail sur la fleur de vie - A.Ferran 2013

Le temps passe ou devrais-je dire : file. Je ne sais plus, en nombre de mois, à combien se compte mon absence ici. Je ne sais plus ce que j'écrivais alors. Pourtant le lien est là. Avec chacun d'entre vous. Je vous connais. Et parfois, je saisis un instant d'échange, malgré l'absence de signes sur cette page. L'entendez-vous cette petite voix qui vous accompagne et vous fait part de ses avancées ? Qui partage avec vous vos doutes, vos croyances, vos découvertes ? Comme si nous étions tous, ici, des amis intimes.
Pour moi, c'est comme cela que je nous ressens. Et je n'ai pas besoin de vos mots pour écouter l'écho de votre présence participative.
J'irai même plus loin... Si vous êtes de ceux qui viennent ici, il y a de grandes chances pour que vous soyez co-auteurs. Ne croyez pas que je m'imagine seul, avançant et donnant des directives à des oisillons, attendant becs ouverts. Non. J'entends. J'entends les mots qui circulent entre nous. J'entends les appels, j'écoute les réflexions, je partage les doutes et les joies. Comme si cette page était une caverne ethérique où parfois nous venons nous retrouver autour d'un feu pour partager nos questions, nos hypothèses, nos avancées.
Peut-être certains d'entre vous ne peuvent encore croire à ces choses. Parce qu'il n'y a nulle preuve de votre sentiment, de vos sensations et qu'on nous a appris à ne surtout pas nous laisser emporter par cela. Nous brandissant la folie, la mise à l'écart... Pourtant, chacun d'entre nous, enfant, entrait dans ces endroits sans se poser de questions. N'étaient-ils pas réels ? Bien sûr que si ! Ils sont juste un peu poussiéreux, livrés à eux-même. Et dans leur cœur (parce qu'ils en ont un) ils attendent votre retour. Patiemment, amoureusement. Ils savent bien que tôt ou tard, ils vous retrouveront. Même l'espace d'un instant même l'espace d'un rêve. Et ils jubileront de redevenir ces lieux magiques qui accompagnaient vos pas. Ces îles imaginaires peuplées de fées et de pirates.
Où croyez-vous aller quand vous plongez le nez dans un roman, une photo, une peinture, un film ? Avez-vous perdu à ce point la mémoire pour ne pas réaliser que tous ces endroits qui défilent dans votre cœur sont les vôtres ?! Voilà juste une clé, une porte pour vous autoriser à y retourner. Rien de plus. L'art est une porte. Une simple porte, une brèche tolérée dans ce monde de carton pâte vers les nôtres. Nos singuliers. Ceux où il n'y avait rien à justifier. Où nous étions les dieux.
Nous sommes des dieux. Nous sommes dieu. Chacun d'entre nous. Le grand Dieu unique. C'est ce que, désespérément l'on tente de vous cacher. Parce que d'être un dans la masse nous enchaîne. Bâillonnés par la peur, le doute. Nous n'osons pas faire vivre ce qui bat au plus profond de nous. "Attention, si tu dépasses la ligne, tu es perdu !" Quelle ligne ?! Quelle perdition ?! Essayez. Vous verrez bien. On ne se perd que si l'on veut se perdre. Mais si on s'aime, même un tout petit peu, quelle expérience, aussi folle soit-elle, peut vous mettre en danger ? Qu'est-ce que l'on risque ? Est-on en sécurité dans ce monde de l'âge des dinosaures ? Est-on obligatoirement heureux quand on en fait partie ? Tout le monde mange-t-il à sa faim ? Tout le monde a-t-il un toit ? Non, non, non et non. Alors que risque-t-on à s'écarter de la route ? À entrer dans la forêt et retrouver ces cavernes où nous pouvions être en paix ?
Je suis fou. (Fou : "qui a un comportement extravagant"). Oui, fou. Je suis capable d'avoir autour de moi tout ce dont j'ai besoin. Pour cela, il me suffit de le visualiser et de l'incorporer dans mon environnement. Et je l'ai. C'est à moi, avec moi. Ça ne peut pas s'abîmer. Et je peux le garder aussi longtemps que j'en ai besoin.
Je suis fou. Oui, fou. Parfois, je passe la moitié de ma journée à discuter avec des objets. J'écoute leur histoire, les conseils qu'ils me donnent. Et ma foi, pour l'instant, ils ne me trompent jamais. Tout ce que j'ai décidé de faire en les écoutant était, d'une très facile et fluide à réaliser et de deux, toujours très bénéfique pour moi. Depuis, j'ai décidé de ne plus chercher du travail. De ne plus jamais, jamais, jamais, me laisser emmener par la peur. Et tout arrive. Tout seul. C'est comme si j'avais un secrétaire qui s'occupe de tout ce qui est laborieux. Et je peux vous dire qu'il est plus pointilleux que je ne l'ai jamais été.
Je suis fou. Alors qu'importe, je peux tout faire. Je ne regarde plus les informations, ni ne lis les journaux. Je préfère lire les canalisations (channeling), écouter les extraterrestres me raconter leur histoire. Apprendre les origines de l'humanité en écoutant les récits des Atlantes et des Lémuriens. Ça sonne tellement plus juste à mes oreilles et ça nous rend tellement plus beaux.
Je ne dis pas que c'est vrai. Nous ne savons pas ce qui est vrai. Personne. Chacun offre aux autres sa réalité. Certaines résonnent en vous, d'autres non. Certaines font du bien, d'autres non. Pourquoi alors s'empoisonner la vie avec ce qui est douloureux ? Ne serait-ce pas fantastique que tout ceux qui ne peuvent pas manger à leur faim découvrent la nourriture prânique ? N'est-ce pas terrible d'imaginer que certains meurent de faim, de soif, quand il existe un accès à la vie sans nourriture, sans eau ?
Chacun est libre de chercher sa vérité où il le souhaite. Chacun est libre ! On est libre de se brider jusqu'à la mort. Pourquoi pas ?
Mais plus nombreux nous serons à faire valoir notre liberté, plus les chances que notre terre se transforme pour le bien de tous sera effective. Il ne s'agit pas de gueuler, de cracher, de pleurer sur notre sort. Il s'agit de faire vivre ce qui est bon pour chacun d'entre vous et de le partager. Il s'agit d'être toujours à l'écoute de sa sincérité. Il n'y a pas de frontières. Les pensées circulent sur la toile de cette planète, exactement comme sur ce support qu'est internet. Chaque fois que vous grandissez, un arbre est sauvé, une vie est sauvée, voire même plusieurs. Car nous avons en nous des pouvoirs incommensurables.
Alors, je vous en prie, divaguez. Rêvassez. Retrouvez-moi plus souvent dans cette caverne où nous aimons nous retrouver, autour d'un feu fantastique et d'une guitare égrenant les notes pour appeler les étoiles.
Notre pouvoir est si grand...
Odr

06 avril 2013

"Voyage au-delà du corps"... La pleine conscience

Non, je ne vous ai pas oubliés. Simplement, le chemin de ces derniers mois est si profond, si singulier qu'il m'est difficile de fixer des pensées sur la toile de notre conscience commune. Et puis, je vous l'avoue, je m'amuse tellement que j'ai du mal à trouver le temps.

Mais là, il me semble qu'une étape de compréhension importante m'a traversé et qu'il est de ma responsabilité de vous l'ouvrir. Elle fait suite à la lecture fantastique (peut-être l'est-elle d'autant plus que je me suis remis à lire depuis six mois entre deux et trois livres par semaine. Et souvent des livres qui défont les frontières) de "Voyage au-delà du corps" de William Buhlman que je vous invite à lire.

Au fil de mes lectures sur l'Aura, la guérison par les mains, le livre Akashique, les Sept Rayons, la Physique Quantique, les études sur la Neuroscience, les Pyramides et les nombres, j'en suis venu à réaliser que nous sommes des créatures fascinantes. Il appartient à nos pensées, à notre imagination de créer le et les mondes qui nous entourent.

En partant de la découverte, en physique quantique, que le résultat dépend de l'observateur, que l'onde devient particule sous l'action du regard et qu'il est impossible de démontrer l'existence de quoi que ce soit sans la présence d'une conscience, et de l'autre côté du nombre incroyables d'expériences et de connaissances singulières qui se juxtaposent, se chevauchent, donc se contredisent, il me semble impossible de définir une réalité qui serait la même pour tous. Il y a DES réalités, chacune dépendant des croyances des individus.

Certaines sont communes, il est vrai, mais cela dans le sens où un plus grand nombre les véhiculent, un plus grand nombre y croit. Pourtant cela n'empêche pas certains de ne pas manger et ne pas boire depuis l'âge de sept ans, d'autres de léviter, d'autres de voyager à travers des dimensions non physiques, d'autres d'avoir vu Jésus ou Marie et de l'avoir même démontré en en faisant des photos. Pourquoi ? Pourquoi ces choses qui semblent antinomiques peuvent coexister ? Parce que si nous pouvons croire à quelque chose suffisamment, cela prend forme. C'est aussi simple que cela.

Bien sûr, depuis que j'ai compris cela et ça commence à faire un moment, ce n'est pas pour autant que j'ai réussi à cesser de manger, à voler ou encore je ne sais quelle chose extraordinaire, bien que je m'y sois essayé avec conviction. Pourquoi ? Parce que je pense que vivre dans un environnement donné nous impose des règles. Et même en sachant que l'on peut s'en défaire, le fait de les croiser sans arrêt rend le travail quasiment impossible. Rappelons-nous que nous avons aussi à faire avec notre partie inconsciente !

Mais cela raconte bien quelque chose. En sachant cela, en sachant que je créé le monde avec ma pensée, si je choisis cet environnement, c'est que je désire vivre cette expérience du plus profond de moi. Sinon il me suffirait d'aller ailleurs ! D'entrer dans un monastère ou d'aller rejoindre une culture qui croit en la malléabilité de notre réalité !

Ne rejetez pas votre monde. Regardez autour de vous comme vos croyances ont bâti votre univers. Vous avez pensé à votre maison, à vos objets avant de les avoir. Vous avez pensé qu'ils seraient durs à obtenir ou que vous auriez tout avec aisance et cela s'est produit. Et vous vivez à l'endroit où votre conscience et votre inconscience sont aujourd'hui. Et si c'est ainsi, c'est que c'est le meilleur endroit pour vous pour continuer à expérimenter ce que vous êtes venus expérimenter.

Ne croyez pas que cela changera ou se simplifiera après. Une fois morts. Parce que finalement, c'est juste l'entrée dans une autre dimension de conscience. Ceux qui croient fermement au Paradis, le trouveront. Ceux qui croient trouver des vierges s'occupant d'eux pour l'éternité, les trouveront. Ceux qui croient au néant le rencontreront. Tout est possible. Il s'agit donc de définir et de rendre réel vos choix, vos croyances et de prendre garde à vos pensées, à tout ce que vous pouvez formuler. Nous sommes beaucoup plus puissants que nous pouvons le mesurer.

Pour moi, nous sommes immortels. Pour moi, chaque passage dans une dimension et il y en a des milliards, est une expérience, un rôle de théâtre qui enrichi notre conscience. Je ne crois pas à l'évolution de l'âme dans le sens : "à chaque incarnation, je deviens plus aimant, plus gentil, plus sage." Je pense que Jésus a aussi joué le rôle du tyran comme nous tous et peut-être même récemment. Si c'est une terre d'expériences, le sage est celui qui a connu tous les états, tous les endroits, toutes les réalités. Aucune n'est meilleure qu'une autre quand on sort de la dualité. Et toutes ont leur place si nous acceptons que notre conscience ne disparaît jamais.

Par contre, oui, je crois qu'il y a évolution. Évolution de la conscience, évolution, dans le sens où génération après génération, nous prenons conscience que nous et nos univers sont toujours plus vastes. C'est ce que la science fait, que ce soit en physique, mais aussi les sciences humaines, technologiques, etc. Et il arrivera un jour où nous pourrons prendre conscience de la somme totale de nos expériences. Et il arrivera un jour où nous n'aurons plus besoin de l'oubli pour mieux jouer nos rôles. Parce que nous aurons joué tous les rôles ! Alors nous créerons autre chose. Quoi, je ne le sais. Mais quelque chose qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer aujourd'hui. Tout est histoire d'imagination. Tout.

Alors rejouissez-vous. Savourez ce que votre conscience à mis en place pour vous. Ne vous laissez pas gagner par ceux qui ont peur du changement. Tout change tout le temps ! Et si quelque chose vous attire, mesurez si cela vous attire vraiment, et si c'est le cas, faites le choix de vous l'offrir. Faites le choix d'y aller. Ne craignez rien. C'est un grand jeu. Et si quelque chose vous donne envie de hurler, hurlez ! C'est un grand jeu. Vous faites l'expérience du cri et c'est fantastique. C'est votre choix et c'est délicieux.

Je vous aime.

11 janvier 2013

Les Grands Bâtisseurs... Et les mots

Est-ce que si les bâtisseurs n'ont rien laissé sur leur passage, ce n'est pas parce que l'écrit est une dimension limitative ?

Je m'explique. Les mots sont tout autant de limites que ce que nous appelons la matière physique. Ils saisissent un flux d'informations, d'émotion qui arrive sous impulsion électrique et n'ont le choix qu'entre tel et tel concept pour se donner à l'autre. C'est un exercice que nous faisons depuis si longtemps que nous n'en mesurons même pas son impact. Mais, rien qu'énoncé ainsi, on mesure, je crois, les limites de l'outils. Suivant les langues, j'ai plus ou moins de mots. Suivant les langues, j'ai, quelques fois, la chance de pouvoir exprimer mes pensées en dessins. Permettant, certainement, un espace d'interprétation plus large, moins limitatif.

C'est exactement comme pour ce que nous voyons. Les choix, la simplification, la conceptualisation, là aussi, a du former, petit à petit, notre œil à simplifier l'expression de ce que cet outils magnifique est capable de recevoir. (Nous traduisons 2000 informations sur les 8 000 000 que nous recevons chaque seconde)

Alors, nous nous extasions que ce que nous observons correspondent si bien à ce que nous avons établi dans nos calculs, modes de vie, etc. La science trouve tout cela simplement extraordinaire ! Mais n'est-pas tout simplement évident ? Les mots, encore une fois, la traduction de cette complexité de flux, d'ondes, de signaux, par quelques concepts souvent assez globaux, ne nous empêchent-ils pas de faire autrement ?

Il faudrait faire l'effort pendant un mois de ne parler que par chant, par exemple. Traduire chaque état, chaque ressenti, par son expression sonore. Alors, au bout d'un certain temps, je suis sûr que nous commencerions à voir les choses d'un œil nouveau. Au sens propre du terme ! Les limites se dissiperaient et peut-être même percevrions-nous, tout ce qui nous entoure, sous forme d'ondes ?

Pour quoi faire, me diriez-vous ? Oui, pour quoi faire... Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui me pousse sans cesse à vouloir voir autrement. Je me dis souvent, moi aussi, que ça ne me mène nulle part. Que c'est une excuse pour ne pas gérer les aléas du quotidien. Au fond, si je suis venu là, je dois faire avec.

Oui, mais si ce monde est le fruit de mon imagination, alors je veux continuer à chercher à le créer plus ressemblant à ce que je souhaiterais qu'il soit ! Et pour cela, il y a une longue route de désapprentissage. Une longue route, souvent solitaire, où l'esprit, tentant de se joindre à l'émotion, ne recule devant aucune contradiction, devant aucun problème même s'il semble insoluble. Il les pointe, les soulève et passe des heures, des jours, des années à tenter de leur donner sens. Un sens propre.

Oui, mais de toute façon, je n'arrive pas à faire autrement. J'ai essayé. De faire taire les questions, de fermer les yeux, d'arrêter ma soif de lectures. De dire : "c'est ainsi" et de m'y tenir. Mais je n'y arrive pas. Immanquablement, je suis rattrapé par ces incessantes remises en question !

De ma fenêtre, je regarde avec affection les uns et les autres. Je m'émerveille devant la force de nos croyances. Quelles qu'elles soient ! Car nulle part ne semble exister de limites, sinon celles que nous nous imposons. Pourquoi un homme arrive-t-il à léviter, pourquoi un cadavre encore malléable, semblant être mort hier, se tient-il ainsi depuis plus de soixante ans, à l'air libre !? Certains êtres ne mangent pas, d'autres meurent de faim. Certaines personnes se réincarnent et le montrent par l'étendue de leurs souvenirs, d'autres se battent avec la mémoire cellulaire de leurs ancêtres. Certains parlent avec Dieu et en font des livres magnifiques, d'autres assurent par somme de calculs la réalité d'un démarrage de l'univers appelé "Big-Bang". Qui a tord, qui a raison ? Et si tout le monde avait raison ! Et si personne n'avait tord !

Alors comment envisager les jours qui viennent ? Comment s'y positionner ? Que chercher ? Que vouloir ? Comment mettre à profit le champs qu'ouvre ces possibilités ? S'agit-il de profiter de cette compréhension pour créer une réalité merveilleuse, mais toujours illusoire ou de lâcher prise, un cran plus loin, et de chercher par delà ces multiples possibles ? Une équation qui renfermerait tout, le tout ?! Insatiable Quête du Graal !

De cela, tout de même, une ou deux leçons.

- Juger quoi que ce soit ne rime à rien. Chaque jugement est un mur qui se dresse entre vous et l'immensité de vos possibles. Encore plus, si ce jugement est explicite. Car alors, il y va de notre honneur, de notre sérieux, de ne pas ciller devant ce que nous avons arrêté. Et nous changeons à chaque seconde !

- Croire au bien et au mal, au bon et au mauvais, au juste et à l'injuste ne fera que vous froisser au dedans. Des êtres meurent pour cela, à chaque instant. Des frères se déchirent. Des amants se crucifient. À quoi bon ? Je ne dis pas qu'on ne doive pas défendre sa réalité jusqu'à la mort, si c'est ce que nous devons faire, mais en sachant qu'elle n'est pas la bonne, la belle, la juste, mais juste la NOTRE. Celle qui nous convient le mieux.

- Il n'y a pas La réalité, mais des réalités : autant de réalités que d'êtres et il s'agit donc d'écouter et de se mettre vraiment en place de l'autre, si l'on veut avoir une chance d'entr'apercevoir une réalité différente de la notre. Personne ne fait rien pour faire du mal. Personne, je vous l'assure. Même si très souvent les conséquences sont désastreuses.

- S'il est envisageable que j'ai "tout choisi" - dans le sens où j'ai voulu croire - alors je peux essayer de vouloir croire à d'autres choses : à ce qui me fait du bien, à ce qui me rassure, à ce qui me fait rêver. Je ne perds rien à essayer. Et si ça continue à tourner comme je ne le souhaite pas, me dire qu'au fond quelque chose en moi le choisit, peut m'aider à traverser l'épreuve et à garder sur elle un regard distancié, donc rendant la douleur moins brûlante.

C'est tout pour aujourd'hui ?

J'ai envie de le croire. ;)

TRÈS BEAU LIVRE LU RÉCEMMENT :
"Conversations avec Dieu" tome 1 et surtout, oui surtout tome 3

 

06 octobre 2012

Amorcer la descente ! ou le retour sur scène ;)

Lever de soleil sur la banlieue parisienne...Et à nouveau la peau marquée au feu de l'égo. Revenir, redescendre, naître à nouveau, perdre encore, rester là ! Sentir la matière recoller les limites, une à une. Avoir faim, avoir peur, avoir soif. Mais pour la première fois, rester en même temps spectateur et pouvoir rire des codes fixés à l'or noir au fond de chacune de nos cellules.Je reviens d'un long voyage. Je reviens de la mort. Mais pas d'une mort glaciale et triste, non, de la mort vraie. Celle qui ouvre la porte à l'au delà. Celle qui vous propulse dans la dimension du bonheur sans limites, sans concessions. Celle qui décuple votre compréhension et la force de l'amour. Oui, la force de l'amour !Combien de vies, combien de gens, combien d'amour il aura fallu pour qu'un petit rien tel que moi puisse traverser les portes de l'illusion ? Je ne sais pas ! Sûrement bien plus qu'aucun instrument de mesure ne pourrait le dire. Sûrement bien plus que toutes les étoiles accrochées dans nos cieux de papier.Quel cadeau. Terrible et sublime. D'un côté, les autres, ceux avec qui vous avez passé votre vie à construire l'autel de votre personne et qui ne peuvent supporter de lâcher la moindre de vos lettres. De l'autre, l'autre, celui qui nous habite tous et qui parle d'une seule voix parmi tous les êtres et le vivant. Lui qui explose d'un seul élan toutes les limites. "Je" n'existe pas ! "Je" parle vos mots. "Je" pense vos pensées. "Je" est un agrégat formé de souvenirs et de peurs. "Nous" n'a pas de notions, ni de temps, ni d'espace. "Nous" est. Un point c'est tout ! Dans l'instant, il est. Partout, il est. Il ne pose pas la question, il est. Il aime. Chaque éclat de vie qui illumine l'espace. Et chaque éclat est nécessaire. Herbe comme moustique.Un jour, très bientôt, "nous" sera visible par chacun. Et chacun ne sera plus. Sauf pour rire. Sauf pour jouer. Notre vie, notre culture, nos sociétés, la nourriture, l'eau, les maisons, les voitures : un jeu ! Une grande scène où "Nous", en bon parent, nous laisse jouer. À la vie et à la mort. Comme au théâtre ! Quels acteurs magnifiques nous sommes ! Quelle beauté dans cette enfance qui court en tous sens. Si vous pouviez vous voir dans "Nos" yeux ! Les larmes perleraient de toutes vos cellules. Et vous remercieriez le ciel de nous avoir fait si ignorants ! Et de nous avoir laissé la place d'être ces immenses artistes. Le jeu ne connait pas de limites. Le rêve non plus. Les mots sont nos briques. Et nous sommes au moment où l'édifice est sur le point de nous ouvrir grand "notre" vérité. Celle qui me fait fou aujourd'hui et eux handicapés. Celle qui se passe de mots, du va et vient du souffle, de l'air, de la lumière...I'm Back !

10 septembre 2012

Deuxième réponse à Chaterley... Et certainement pas la dernière !

Réponse de Chaterley au message Être père (suite)... Devenir bodhisattva.

Et comme d'habitude ma réponse à la suite

 

"diverses remarques sur ton dernier texte

il n'y a pas de vrai route... Ça serait quoi une vraie route?

La mort est peut-être une porte,

sûre elle est un point final à la vie singulière d'un être humain.

La vie humaine est peut-être rien, vu d'ailleurs mais elle est vue d'ici comme une constellation unique... Elle est une trajectoire d'un système complexe engendré, entre naissance et mort, parsemée d'évènements d'être, de transmissions de créations, de points d'arrêts, de relances... petite constellation singulière qui fait advenir des éléments existentiels pour soi et les autres. Et même si c'est comme une étoile filante dans le temps de l'univers, pour nous humbles humains c'est intégré à notre univers existentiel comme des perles uniques qui participent de nos trajectoires vivantes.

Le "prêt à finir sur la croix", me hérisse... métonymie christique, moment humain historique d'un renfermement du temps..; vous attendiez celui laisse l'attente ouverte : avec moi, sur la croix, c'est fini...Je suis le sauveur.... tentative d'écraser le symbole du "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'ouverture", de la trouvaille, du temps, des problèmes qui vont avec mais qu'il faut surmonter de façon vivante pour soi et les autres.

Le bien et le mal existent , mais pas comme substance mais comme évènements avec lesquels nous devons dialoguer. Ce n'est pas la même chose... une bonne parole est une bénédiction... une malédiction est une parole mal dite. Cela va faire évènement qui fait mal.

Lesquelles de limites n'existent pas...?

un bord de route, suivie d'une profonde rigole, suivi d'un champs ou d'une forêt sont des entre-deux, des limites... l'horizon est une limite entre le ciel et la Terre ou la Mer perçue par quelqu'un qui porte son regard au loin. Même si cette démarcation est un effet c'est un code partagé par les humains qui aiment à regarder là où le ciel disparaît caché par le paysage terrestre.

Dans tes 5 lois... il en manque 5 :-)

chaque loi est aussi valable pour le sujet qui les prend en compte... donc te ne te tueras pas, tu ne te voleras pas, tu tenteras de ne pas te mentir à toi même,

si chaque mot proféré prend vie, en tout cas affecte ceux qui le reçoivent et ceux qui l'entendent, alors à mon avis il faut aussi un peu de tolérance pour soi et pour les autres. Ton envie d'imposer est peut-être une trouvaille momentanée pour surmonter et échapper à des points douloureux.. Si tu veux transmettre des forces existentielles, vivantes pour t'aider à dépasser tes peurs, ce ne devrait pas être en même temps obligés les autres à faire immédiatement le même chemin."

Chaterley

 

Ce qui est vrai... Ce qui est vrai est ce qui existe réellement. Mais il faut bien comprendre que la réalité est loin d'être la même pour tous. Elle dépend de votre bassin d'éducation, de votre culture, de votre travail sur vous-même, de votre humeur. N'avez-vous jamais remarqué que, suivant votre humeur, une tomate peut sembler excellente au point que vous prenez conscience qu'avant ce jour, vous n'en aviez peut-être jamais vraiment mangé.

Deux hommes avancent sur le même trottoir et font la même route. Un est préoccupé, l'autre est heureux. Il vient de rencontrer une femme qui lui fait penser que sa vie va pouvoir enfin prendre un nouveau cap. Ils croisent un lapin qui traverse la rue et entre par la lucarne d'un appartement. Le premier en arrivant chez lui répond à sa femme qui lui demande comment était sa journée : "Comme d'habitude ! Rien d'intéressant. Et je ne sais toujours pas comment nous allons pouvoir payer nos factures. Je suis si fatigué." Le second, en arrivant chez lui, appelle sa nouvelle amoureuse : "Chéri, c'était extraordinaire ! En sortant de chez toi, j'ai croisé un lapin. Oui, ici, à Paris ! On aurait dit qu'il était là pour moi! Tu connais la symbolique du lapin ? Mais si c'est vrai, je te jure !"

Les assertions de ces deux hommes sont vraies. Elles sont leur réalité, même s'il n'y a rien d'extraordinaire à ce qu'Emile, le petit du rez de chaussé ait oublié de fermer la cage de son lapin et que ce dernier ait pu s'enfuir.

Toutes nos réalités coexistent. Toutes, elles dépendent de mille facteurs. C'est ainsi. Il n'y a pas une vérité, mais ma vérité. Sauf qu'un jour, comme c'est mon cas, le "moi" cesse d'être présent à chaque instant et le me se transmue en le. Mais cela ne veut pas dire que vous deviez faire comme moi ! Et quand j'écris ici, je ne cherche à convaincre personne. Je partage ce que je vis et qui est en train de me rendre si heureux, si souvent.

Si vous aviez trouvé un médicament miracle ou une application iPhone qui soit vraiment révolutionnaire, vous voudriez la partager. Comme un bon livre. Vous allez informer ceux qui sont autour de vous. "j'ai trouvé un moyen d'être au présent tout le temps, de savourer chaque instant de la vie, d'aimer tout le monde !" Comment alors je pourrais vouloir le garder pour moi. Le reste, la façon dont vous le recevez, vous appartient. Vous parlez comme mon ex femme de mon manque de tolérance. Mais il s'agit de vous. Relisez, je ne dis, nulle part, celui qui fait telle chose est un con ! J'appelle même à aimer Bachar El Assad et Adolf Hitler comme s'ils étaient vos enfants. Pour un intolérant, c'est à se demander ce que veulent dire les mots ?! Comprenez-vous, vu ainsi, comme chaque chose que l'on dit sur ce qu'on reçoit de l'autre n'est que la façon dont nous pouvons le recevoir dans notre réalité, donc parle de nous-même et de rien d'autre ?

Comme pour les 5 principes... Il n'y a pas de différence pour moi entre le et je. Tout passe par moi. Quand j'arrête de mentir à l'autre, ce que est plus facile à faire que d'arrêter de se mentir à soi, car nous avons alors un support, en réalité, nous arrêtons de nous mentir à nous. Mais cela pour le vivre, il faut l'appliquer à la lettre. Alors on découvre un petit enfant qui se bat avec tous les outils inadéquat laissés par ses parents et le monde qui l'entoure. Et à partir de là, on peut commencer à se vivre. C'est aussi simple que ça. Et si ça marche pour moi, ça peut marcher pour vous. À vous de choisir ce que vous avez envie pour une fois ;)

Je vous aime. Et adore que vous continuiez à poser ces questions. Elles montrent que vous êtes sur la route et que tout cela vous touche, vous bouscule. Parce que ces mots résonnent en vous. Parce que votre réalité est, même si vous ne le savez pas encore, prête à entendre cela et vous aider à faire les pas vers le bonheur.

Bonne route ;))

03 septembre 2012

Être père (suite)... Devenir bodhisattva

Aujourd'hui je suis rentré dans ma maison. Après un mois et demi de voyage.

L'éveil que j'ai connu, cette nuit-là, dans mon hamac, alors que je comprenais que personne ne pouvait tromper personne, m'a mené sur une route où l'humanité entière et tous ses mots devenaient peu à peu invisibles, absents. Où le départ, nu, vers le néant semblait la seule route vraie.

Pourtant un petit être, attaché à ma chair, m'a permis de ne pas perdre le rôle d'être homme. Ma mission, ici bas, n'est pas encore finie. Elle, avec ses yeux plein de larmes et son menton fier, me l'a rappelé. "Si tu pars, papa, alors emmène-moi ! Je veux mourir comme tu décides de le faire. Maintenant !"

Bien sûr, cela n'enlève rien à ce que j'ai écrit ici pendant deux mois. Comme la mort, là où je suis, n'est rien d'autre qu'une porte vers un autre chapelet de corps et d'âmes. Et quand Rose m'a demandé de mourir, je n'ai pas hurlé, tant je comprenais qu'elle avait compris le peu d'importance que revêt nos vies humaines, nos lieux, nos égos.

Mais je suis ici et nous ne sommes pas deux. Mais quelques milliards. Mourir ensemble aux yeux du monde n'aurait pas été possible. Pas maintenant. Trop peu sont capables d'entendre ce qu'ils perçoivent sous le voile de l'éducation et de la peur.

Alors, j'ai réintégré mon habit d'homme, j'ai réintégré mon habit de père et je suis parti au combat. Comprenant que ma mission dorénavant serait d'être une passerelle entre les différents "je" et "Nous", un bodhisattva, prêt à finir sur la croix puisque les mots vrais font trop peur, mettent en colère. Vraiment. Puisqu'ils sont ceux qui touchent le plus profondément.

Pas pour Rose, non ! Rose a vécu l'éveil à mes côtés. Elle est la seule à avoir compris ma lettre. Elle est la seule à pouvoir rester aux côtés de sa mère dévorée par la folie et à ne pas souffrir. Parce qu'elle sait que tout ça n'existe pas. Elle sait. Elle a l'âge où ce savoir n'est pas encore complètement perdu. Les enfants sont les maîtres. Plus ils sont petits, plus ils le sont. C'est ainsi. L'âme, le cœur n'ont jamais eu besoin d'apprentissage, de règles. Au contraire. Comme la peinture sur un mur. Au début, le mur était mur. Ce n'est pas la peinture qui l'a rendu ainsi. Elle n'est qu'un masque !

Aujourd'hui je suis rentré dans ma maison. Je suis là. Et je dois faire avec les peurs qui se présentent plus souvent. Et je dois faire avec les mots. Et je dois faire avec l'argent. Et je dois faire avec les autres.

Certains me regardent avec de gros yeux. "Qui est-il cet homme qui dit tout. Sans aucune mesure ?" "Pour qui se prend-il ?" "Regardez ce manipulateur ! Il dit une chose et son contraire. Il est fou"

Que m'importe . Aujourd'hui, je sais que ceux qui ont besoin de moi me trouveront et les autres, les autres dans leur colère, dans leur peur, leur frustration, entameront le chemin. Inconsciemment. Puis quand ils seront prêts, ils accueilleront un autre maître. Que m'importe. Je sais aujourd'hui que tous m'aiment. Tous aiment tous.

Que m'importe ! Toutes les réalités coexistent ! Le bien et le mal sont la même chose. Que m'importe, tant que je reste au présent. Ouvert à tous les appels qui déferlent à chaque instant. Les limites n'existent pas. La propriété n'existe pas. Tous les maux sont les nôtres. Toutes les phrases que vous entendez dans la rue vous sont adressées. Alors tournez-vous, osez ! Osez intervenir, osez parler, osez vivre ! Vous verrez comme c'est bon.

Cinq lois à appliquer à la lettre sans aucune justification. Mais le plus strictement possible :

- Ne pas tuer (même une puce)

- Ne pas voler (même un divx!!!!)

- Ne pas mentir (dire tout tout tout ce qui vous passe par la tête. Essayez c'est très drôle et vraiment c'est le début de l'aventure !)

- Ne pas tromper sa femme ou son homme

- Honorer sa femme ou son homme à chaque instant

- Chaque mot proféré prend vie ! Donc ne pas médire, ne pas se plaindre en utilisant les mots : enfer, fatigue, etc...

Au début, on trébuche, mais dès qu'on commence à y arriver, on se rend compte que le chemin devient chaque jour plus facile.

La méditation aide beaucoup sur ce chemin. Comme se laver les dents chaque jour, méditer assis, les yeux clos et cesser d'être là, d'attendre des résultats. Juste respirer. Cela permet de laver l'écran de la peur qui nous joue des films toute la journée dans la tête. Prenez cela comme le fait de faire votre toilette. C'est capital au début pour commencer à appliquer les règles édictées par Bouddha.

Je vous aime, tous !

28 août 2012

Être père

Se coucher douloureux, se réveiller douloureux. Sûr que ce n'est pas la bonne voix qui parle, mais incapable de la faire taire. Il faudra que, rapidement, je retrouve le rituel du lotus et du flux et reflux de la respiration. Mais l'heure n'est pas encore à ça. L'heure reste au dernier round d'un combat à la vie à la mort pour tenter de faire entendre nos justesses. Le temps va trop vite pour que j'échappe aux différentes étapes.

Hier, j'ai dû dire au revoir à ma fille, au revoir à son père, au revoir à ma femme. Et je le sais d'ores et déjà, toutes ces morts ne pourront pas laisser l'amour entrer dans la maison. Ou alors au prix d'un travail si profond et si terrifiant qu'il faudra à cette femme magnifique faire ce qu'elle s'est toujours refusée de faire : regarder les choses telles qu'elles sont, ne pas juger, ne pas justifier, contempler le désastre et en rire franchement. Prête enfin à relever ses manches pour reconstruire pierre après pierre ce que sa peur a si méticuleusement détruit.

On ne peut construire l'amour en tuant. On ne peut faire la place qu'en soi-même. Elle n'est pas elle-même aujourd'hui. Elle est le fruit de notre union, le fruit de notre foyer. Celui où j'étais le veilleur implacable. C'est de cette femme-là que l'autre homme à cru tomber amoureux. Parce qu'à travers elle, il a vu notre ouvrage. Il a senti la force de l'homme qui porte chaque mot, chaque geste et emmène les siens à ses côtés. Offrant un père adulte et un amant divin à ce havre où la paix, même si elle ne ressemblait pas à ce que communément les gens prennent pour telle, était présente. La paix et la joie. Choses si précieuses qu'elles méritent tous les combats.

Lui avait besoin de ça, puisqu'il quitte sa famille. Il abandonne les siens par le pire chemin qui soit, celui de l'illusion : la passion.

Comment fera-t-elle quand les premiers temps passés, elle sera à nouveau hantée par les filtres de la jalousie. J'y ai eu droit tout au long de notre histoire et je ne l'ai jamais trompée. Plusieurs fois, il est vrai, je suis parti. Mais jamais pour une autre. La seule autre qu'il y ait eue, je l'ai rencontrée deux mois après notre dernière séparation et j'étais prêt à construire une nouvelle histoire avec elle. Et pourtant, sa peur n'a jamais connu de répit. Comment fera-t-elle donc, alors qu'ils sont le fruit de l'illusion, de la tromperie ?!

Je n'ai jamais souhaité être intrusif. Je n'ai jamais rien fait que d'être celui que j'étais vraiment. Avec mes forces et mes faiblesses. Mais toujours honnête. Toujours. Du coup, j'ai pu travailler tout du long à devenir meilleur. Pour elle... pour moi. Pour moi avant tout, vu que ce que j'ai réussi à accomplir à ses côtés, je le garde avec moi. Et aujourd'hui, je peux marcher la tête droite, assumer mes larmes et savoir que ce ne sont que des larmes, être encore plein d'amour pour elle, pour lui, pour ces six enfants à qui on vient d'ôter leur cadre, encore une fois.

Ce qui est dur, c'est de mesurer que si elle veut, elle peut transformer ces années de bonheur en enfer. Ce qu'elle fait déjà. En me tuant dans son âme, elle pense, à tord, lui faire une place. Lui justifier leur acte déshumanisé.

Ce qui est dur, c'est que je sais qu'elle fait fausse route ou plutôt qu'elle a choisi un détour à la végétation inextricable et qu'elle risque de beaucoup souffrir si elle veut continuer à cheminer. J'espère qu'elle en aura la force. De tout mon cœur, je l'espère.

Ce qui est dur, c'est de perdre mon métier d'amant, d'homme et de père pour ça ! Mais je ne lui offrirai pas ma fille en pâture, je ne lui offrirai pas une place dans mon nouveau foyer. Être père, c'est dormir dans la maison de son enfant, lui faire à manger, être là, être celui qui protège le foyer, être l'homme et l'amant qui chemine au côté de la mère et qui fait la place. Être père, c'est aider aux devoirs, écouter, donner du temps, de l'amour. Chercher aux côtés de l'enfant, les solutions les plus douces pour que l'enfant se construise et devienne le plus bel être possible.

Je ne suis plus cela. J'ai demandé à Rose de ne plus m'appeler papa. Ça m'a déchiré les entrailles et j'ai senti la peur tenter de s'engouffrer dans mon ventre. Mais j'ai tenu. "Tu m'appellerais papa quand je ferai le travail de père. Quand tu seras sortie du foyer de ta mère. Alors nous nous retrouverons. Et nous pourrons cheminer côte à côte. Et je pourrais devenir le grand père de tes enfants. Cela personne ne pourra me l'enlever. Ton père aujourd'hui c'est Emilio. Et demain, peut-être, ça en sera encore un autre. Ton père, c'est l'homme qui vit au côté de ta mère. Ou alors, tu pars avec moi, mais cela veut dire que tu es prête à quitter ta première mère. J'ai été le père de Simon et de Jeanne. Pendant toutes ces années. J'ai tant souffert de ne pas avoir cette place. Ne fais pas ça au prochain qui entrera dans la maison de ta mère. Nous nous aimons plus que tout et je serai toujours ton géniteur, celui qui t'a donné la vie. Ça oui. Mais aujourd'hui tu ne peux plus m'appeler papa. C'est un mensonge. N'aies pas peur, personne ne pourra me faire disparaître, que moi. N'aies pas peur, notre histoire d'amour est plus grande que tout. Elle ne souffrira de rien vu qu'elle n'est pas nourrie de mensonges et de peur. N'aies pas peur. Va, va ton chemin. J'ai confiance en toi. De tout mon être. Et si tu as besoin de moi, je suis partout à l'intérieur de toi. J'ai été là presque chaque jour pendant tes onze premières années et je te laisse déjà si forte et si belle. Ne t'inquiète pas pour moi. Je ne m'inquièterai pas pour toi, je te le promets. Va. Va et Vis !"

Oh oui, je lui ai dit tout cela. Et à chaque mot, j'ai cru m'évanouir, mais je savais, je sais que c'est ma vérité. Je sais que tant que je suis hors de sa demeure, jouer aux parents séparés est la pire chose qui soit. Pour nous tous.

Ouf!!! Quelle journée ;))